artistes bretons en résidence

Artistes bretons en résidence en Chine

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France Chine International innove :
des artistes bretons en résidence à Wenzhou en Chine

France Chine International innove à nouveau en créant la première résidence pour artistes bretons en Chine, à Wenzhou, ville portuaire de 13 millions d’habitants, se situant dans la province du Zhejiang, une des provinces les plus petites, les plus peuplées mais aussi la plus riche de Chine. Cinq artistes français aux univers bien définis iront prochainement à Wenzhou pour créer en situation d’immersion totale au sein de la culture et de la société chinoise. Les œuvres originales et exclusives émanant de ce processus de création seront exposées dans le musée Zhitong en cours de construction, mais aussi pourront être vendues. Parmi les premiers artistes retenus, quatre ont déjà travaillé et/ou exposé en Chine.

 

Philippe André

Sculpteur spécialiste du granit et du marbre

artistes bretons en résidence

Philippe André communique avec la pierre – le granit en particulier – mais loin de s’enfermer avec ce matériau , il délite le schiste, intègre le verre, ne refusant pas le bois. De ces associations naissent des productions où l’hétéroclisme est maîtrisé, où les matériaux se répondent – les sculptures de Philippe André chantent l’homme en refusant le débat – faux demeurant – de l’abstraction / figuration.
Les hommes, monolithes scarifiés, sont le creuset , la convergence de formes artistiques intégrées par l’artiste, stratifiés , entrecroisés , le spectateur retrouve les apports de Gavrinis , les monolithes celtes et plus proches de nous , Giacometti. L’artiste – artisan communie avec la pierre et ses savoir-faire apportent une tonalité unique aux antipodes de la  » décoration « .
Philippe André est l’exemple même de l’artiste-artisan qui de plus ne refuse pas – loin de là – les collaborations avec peintres , poètes , musiciens . Ces implications témoignent d’un regard aiguisé sur l’art et son ancrage dans la contemporanéité.

 

Thoma Ryse

Sculpteur – modéliste – peintre

artistes bretons en résidenceC’est dans l’ancienne école d’un village des Côtes-d’Armor, à quelques milles de Paimpol et Bréhat que Thoma Ryse a installé son grand atelier. Né à Toulouse, ce parisien d’adoption n’a eu de cesse de retrouver l’ambiance de son adolescence, lorsqu’il venait chaque été découvrir la côte à bord des dériveurs de la région. Depuis quinze ans, il est Costarmoricain.
Il sut dès l’enfance que l’art occuperait sa vie. Il commença dès sa douzième année à peindre, dessiner et à modeler des formes en terre.
Parallèlement à son activité de plasticien et pour garantir son indépendance il a créé et animé pendant de nombreuses années, un studio de création graphique spécialisé dans l’édition d’art. Depuis 15 ans, il voue la totalité de sa vie à son activité de plasticien. La peinture, la sculpture, les installations, mais aussi la conception de pièces uniques pour les ” Faïenceries Henriot à Quimper”, la mise au point d’une collection pour les “ Faïenceries Emaux de Longwy”, la création de cartons pour la tapisserie et des tapis.


Depuis 2004 Thoma Ryse travaille régulièrement en Chine ( Beijing, Shanghai, Wuhan, Hong-Kong) où son travail est défendu par des galeries.
Toutes ses œuvres très chromatiques intègrent aux formes les plus libres, les plus pulsionnelles, des formes très contrôlées et réfléchies empruntées au vocabulaire géométrique. Il nous dit vouloir nous convaincre que la réconciliation entre le sensible et le rationnel est possible.
 » Je tente de sublimer cette lutte permanente dans l’enceinte bien délimitée de mes œuvres en la métamorphosant en danse pacifique.
La couleur n’est pas pour moi simplement un médium ; elle est un état d’esprit, une manifestation de l’esprit. Le thème du souffle originel, du Tao, est récurrent dans mes recherches « .
En Bretagne ou en Chine je ne cesse d’interroger les résurgences spirituelles présentes dans chaque instant.

 

Annick Leroy

La sculpture et le mouvement

artistes bretons en résidence

« Mon sujet de prédilection est le mouvement. Bien que très réaliste dans la représentation des corps, je recherche des mises en scène contemporaines. J’aime faire rêver et laisser le spectateur s’inventer une histoire. En regardant la sculpture d’un corps humain, nous nous identifions à lui, nous vivons l’émotion qu’il véhicule. Chacun interprète indifféremment selon son vécu. Quand je me lance dans un nouveau projet de sculpture, je commence par essayer de le cerner à travers le dessin « .

 » La deuxième phase est un travail de recherche de l’attitude avec un modèle afin de donner la plus grande force possible dans l’expression et l’esthétique. Ensuite j’en fais une petite maquette en terre de 50 cm environ, afin de percevoir les éventuelles difficultés techniques et d’étudier le rendu. Si cette étape me satisfait j’attaque ensuite la représentation en plus grand, toujours en terre et toujours avec un modèle vivant. Lorsque le modelage est terminé je confie la reproduction en bronze à une fonderie « .

 

Valérie Courtet

Modeleuse-sculptrice animalière (grès)

artistes bretons en résidence

Autodidacte du modelage, formée à l’émaillage, Valérie Courtet se consacre exclusivement à la sculpture animalière sur grès, matériau solide qu’elle affectionne particulièrement, « le mâle de la porcelaine » selon les frères Goncourt. Pour la représentation animalière, Valérie Courtet glane inspiration et informations à partir de photos dans les muséums, zoos, ou musées. Elle identifie d’abord les lignes de forces, puis les arrondis s’imposent d’eux-mêmes. La « finition », c’est-à-dire, le détail de la robe est une nouvelle partie de jeu pour l’artiste qui prend plaisir à « poiler », « plumer » ou brosser ses sculptures. Enfin, la magie des couleurs : « la couleur donne la vie tout comme la brillance apporte à l’oeil une petite étincelle » selon Valérie Courtet. C’est à travers ces singularités que j’essaie d’apporter une alternative poétique à la réalité.

 

 

Marc Lepilleur

Artiste verrier

artistes breton en résidence

I l y a trois clés pour comprendre la démarche de Marc Lepilleur, artiste heureux mais secret, expressif mais pointilleux sur les mots. Cette dualité s’exprime dans son art et a sans doute pris naissance à la fin de ses études : deux années de Génie mécanique suivies de trois années d’Arts Plastiques. Tout d’abord un parcours, un apprentissage et un modèle : le grand verrier slovaque Yann Zoritchack, l’un des plus créatifs de l’époque. L’artiste se considère toujours comme un élève, lui qui annonce qu’on avance en apprenant, en faisant, en se trompant. Pourtant la prouesse technique est bien là : une performance qui devient une œuvre d’art. Il y a ensuite un principe de créativité, basé sur la remise en cause et l’ouverture aux autres arts : musique, dessin, littérature. Sa quête n’est pas la beauté mais l’émotion ; lui qui est si sensible au regard porté. Alors seulement, l’œuvre apparaît, née de l’exploitation intelligente des matériaux ; leur métamorphose – il cite Bachelard – tient autant à la maîtrise qu’à l’expérimentation, toujours cette ambivalence. Mais pour lui, de la matière va naître la vie, avec toutes ses évolutions, jusqu’à faire oublier les origines. Et de ce mouvement émerge une sculpture, un objet d’art.

Enfin, il faut parler des œuvres, des Collections qui s’inspirent de ses thèmes favoris : la richesse des paysages, la complexité de l’être et de la nature. Telle Méandres, une collection qui étonne par sa pureté, toute en pleins et en déliés, inscrite dans un univers graphique. L’artiste, heureux du plaisir de l’autre, résume : “Ne pas réfléchir, accepter à un moment donné l’effet de fascination et laisser l’œuvre parler ! ”.

 

 

 

Il y a déjà plus d’un an le projet naissait au sein de FCI

Un objectif de pérénnisation sur du long terme

Ce projet a été pensé il y a plus d’un an avec comme objectif sur le long terme, de favoriser les échanges artistiques dans les deux sens : de la France vers la Chine, puis en accueillant des artistes chinois en France. D’ores et déjà, certains ont manifesté leur intérêt de venir exposer, des lieux en Bretagne ayant été pressentis, mais également ailleurs, comme Paris.

 

Co-Contributeurs texte : Yannick Morin et Yvane Abiven
Photo à la une :  photos Yannick Morin de gauche à droite : Thoma Ryse, Yannick Morin (FCI), Yi (FCI), Philippe André
Intégration et SEO : Évelyne Ollivier-Lorphelin
Rédacteur en chef pour le blog de FCI : Évelyne Ollivier-Lorphelin, vice-présidente de France Chine International
Directeur de la publication : Yannick Morin, Président de France Chine International

 

Articles sur les artistes en résidence déjà sur le blog de FCI

Philippe André, un sculpteur monumental

Thoma Ryse, artiste breton aux multiples facettes

Valérie Courtet, artiste sculptrice animalière

 

A lire également sur la thématique

En Chine

Le Musée du Verre de Shanghai (上海玻璃博物馆)

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En France

Collection de Monsieur X : Millon expose la Chine des XIX et XX siècles

Libérette Foubert réflexion en eaux de Chine galerie du Ballon Rouge Paris

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Les chevaux de Xu Ying en plein Paris



 

Et ne résistez pas les 14 au 16 Juillet prochain au festival d’images des mondes sous-marines à Trebeurden.
Il est le seul organisé sur la façade Manche Atlantique. 

Festival des mondes sous-marins de Trebeurden

 

 

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