Céile Corbel

Cécile Corbel, la fée « telenn » à la voix d’or

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Il était une fois « le patrimoine des Celtes » au XXIe siècle

 

France Chine International accompagne les artistes en Chine, peintres, sculpteurs, graveurs, musiciens… Cécile Corbel sera les 26, 27, 28 et 29 Octobre en Chine, respectivement à Pékin, Guanzhou, Shanghai, Xi’an pour une série de concerts avec le géant de l’entertainment chinois Taihe Music Group (TMG). Découvrez ou redécouvrez une des plus brillantes ambassadrices de la musique bretonne d’aujourd’hui.

 

« Entendez-vous ? C’est une histoire du temps passé… »

Chanteuse, compositrice, harpiste Cécile Corbel 塞西尔科贝尔 vous ouvre au monde imaginaire des univers fabuleux des contes et légendes celtiques. En Bretagne, où elle est née à la pointe Finistère, elle y puise un répertoire infini d’inspiration. Dans ce pays où chaque pierre à quelque chose à vous murmurer à l’oreille «  Je n’aurai jamais fini de découvrir de nouveaux contes et légendes  » dit-elle. «  J’aime tout ce qui permet de raconter une histoire, sortir de la vie quotidienne au moins le temps d’une chanson  ». La musique est pour elle le vecteur des émotions et des images. L’alchimie entre les sonorités majestueuses, douces et prenantes de sa harpe celtique et sa magnifique voix cristalline, vous permet pour quelques instants d’avoir la tête dans les nuages.

«La chanson est le plus noble des poèmes, et sa figure est ainsi plus noble que toute autre » Dante

Cécile Corbel

 

 Quand passé immémorial et modernité se rejoignent

N’allez pas croire que cette familière des contes ancestraux, s’exprime uniquement dans la tradition où elle puise ses racines. Elle refuse les frontières et fait fusionner les chants médiévaux, les madrigaux baroques, les balades irlandaises avec le folk celtique, vers une modernité audacieuse. Cécile promène son oreille curieuse au gré de ses voyages musicaux et intègre le rock progressif, la pop et les musiques du monde. Déjà, dès les années soixante-dix, Alan Stivell avait ouvert la voie avec « La renaissance de la harpe celtique » et la World music… Ce chemin, Cécile Corbel le renouvelle sans cesse rythmé par la nature et la poésie. Ses « Songbooks » Vol. 1, Vol. 2, Vol. 3 et Vol. 4 en sont l’expression la plus authentique. Avec « Terre des ours », sortie le 26 février 2014, elle signe la bande originale son du documentaire de Guillaume Vincent. Elle accompagne le caractère sauvage et rude du monde animalier, des animaux en liberté du Kamtchatka, pour vivre de belles histoires avec eux. Avec « la Fiancée », disque baroque et ciselé au millimètre paru en 2014 chez Polydor, elle nous propose dans une atmosphère onirique, des héroïnes de leur propre histoire, courageuses où les histoires d’amour sont toujours en arrière-plan, comme toujours dans les balades celtes.

 

« Vagabonde », Cécile Corbel, le troubadour des temps modernes
voyage au gré de ses musiques

Après « La Fiancée », Cécile Corbel livre aujourd’hui Vagabonde, un album qu’elle qualifie de « plus léger, plus entraînant, plus joyeux ». Jeune maman, elle aborde, dit-elle, une nouvelle étape de sa vie, toute en énergie. Elle revient à l’étymologie première du folk : populaire. Un registre où « il y a bien sûr des complaintes qui font pleurer, mais aussi des chants de travail ou des chansons à danser et à partager ». Vagabonde est ainsi, mélodique, insouciante, ouverte. Pour « Vagabonde », sorti le 4 octobre 2016 – Polydor Universal, la harpiste, chanteuse, auteure-compositrice, tire le fil du folk de façon très moderne, en treize titres, avec des invités : de jeunes groupes français tel Poppy Seeds ou The Moorings, inspiré par les pubs irlandais et les Pogues ; des Écossais, Manran, invités pour une suite de danses irlandaises ; un Sénégalais à la voix d’or, Faada Freddy ; une toute débutante, Pomme, 19 ans, proche du folk américain. Et puis Gabriel Yacoub, fondateur en 1973 du groupe phare du folk français Malicorne. « Je n’osais pas le contacter, parce que quand j’ai découvert Malicorne, j’avais eu un grand choc. Adolescente, Gabriel Yacoub a été mon modèle avec Alan Stivell, deux artistes qui ont su moderniser la musique traditionnelle sans la trahir ».

 

Avec les plus grands, Cécile Corbel fait rayonner l’univers celte

Aujourd’hui les aînés et précurseurs, comme Alan Stivell, Gilles Servat, Dan Ar Braz… avec la voix-off d’Olivier de Kersauson chantent la celtitude en duo, voire en trio, voire plus, avec les nouvelles générations d’auteurs-compositeurs ou de chanteurs, tout un symbole qui témoigne de sa pérennité. Cet album hommage à la Bretagne « Breizh Eo Ma Bro » s’apparente à un passage de témoin culturel où Cécile Corbel s’exprime avec eux, ou à leurs côtés. Elle nous plonge au cœur de notre identité avec la chanson Marie-Jeanne Gabrielle, écrite en 1981 par Louis Capart qui valorise le respect de la terre, de la mer, des valeurs. Une belle signature pour cette jeune femme que l’on apprécie aussi pour sa modestie, sa culture, son intelligence mais aussi pour sa détermination. L’album est sorti le 30 juin dernier chez Smart (Sony Music France).

 

Il était une fois le Japon, Cécile Corbel disque d’or 2010

Cécile et son compagnon Simon Caby sont fans de Hiromasa Yonebayashi et ses mangas. « Par pure admiration, sans adresse ni lettre d’accompagnement » en 2009 elle envoie un exemplaire de « Songbook vol 2 » aux mythiques studios Ghibli. Le producteur la cherche et la contacte et lui demande de créer la bande-son originale du film « Arrietty où le monde des petits chapardeurs », réalisé par Hiromasa Yonebayashi, scénarisé par Hayao Miyazaki, le réalisateur de nombreux animés comme Mon voisin Totoro et de Ponyo sur la falaise. Le film est un succès avec près de 10 millions de spectateurs et 150 millions de dollars de recette. Elle obtient le disque d’or au japon, récompensée par le prix de la meilleure bande-son originale de l’année 2010. Télé et radio s’enchaînent.

 

Le hasard et les rencontres conduisent Cécile Corbel en Chine

Cécile Corbel est désormais une star au japon et fait rayonner la musique celtique en Asie. En Chine ses fans créent des sites, la font connaître et la chantent, mais elle, elle ne connaît pas encore la Chine. En octobre prochain, une nouvelle page va s’ouvrir. À Pékin, Shanghai, Guanzhou, Xi’an, elle ira à leur rencontre pour leur proposer une série de concerts avec le géant de l’entertainment chinois Taihe Music Group (TMG). Nul doute que cette magicienne dont la voix gravit des sommets opérera avec aisance et charme auprès des auditeurs chinois qui ont reçu dès le berceau la culture du chant et de la mélodie. Peut-être lui proposera-t-on même de découvrir la guzhēng chinoise 古筝, cet instrument de musique traditionnel à cordes pincées, pour de nouvelles écritures et sons partagés !

Les dates et lieux en Chine
Pékin : Vagabonde en Chine ! 26 Octobre 2017 ; Yugongyishan, Beijing
Shanghai : Vagabonde en Chine ! 27 Octobre 2017 ; MAO Livehouse
Guanzhou : Vagabonde en Chine ! 28 Octobre 2017 ; T-Union Guangzhou
Xi’an : Vagabonde en Chine ! 29 Octobre 2017 ; Xi’an Concert Hall

 

Pour réserver vos billets en Chine
Pour Xi’an
http://wapp.xianch.com/wap/allShow.rcp?actionMethod=viewWareDetail&wareId=1256

Pour les trois autres villes :
http://www.showstart.com/event/list?type=1&tag=18566

 

Note

La renaissance de la Harpe Celtique ou « Telenn geltiek » en Bretagne

Dès le VIII ou IXe siècle, la harpe celtique s’est très probablement installée en Bretagne. Les textes anciens et poèmes attestent de l’importance de la harpe en Bretagne. Les cordes métalliques démontrent également la ‘celtitude’ de l’instrument. Alan Stivell et Jean-Noël Verdier dans leur livre « Telenn, la harpe bretonne », montrent la présence importante des harpes dans l’univers breton jusqu’au XIIe siècle. Sous la poussée de l’influence continentale, la harpe bretonne subit un déclin progressif comme dans les autres contrées celtes jusqu’à la fin du XVIIe siècle pour quasiment disparaître à la révolution française. Elle est réintroduite en Bretagne dès les années cinquante sous l’impulsion de Taldir Jaffrenou et de Jord (Georges) Cochevelou. Gildas Jaffrenou et Alan Stivell, leurs enfants respectifs vont poursuivre leur travail. Un engouement inimaginable va alors se produire dans le monde entier lorsqu’Alan Stivell enregistre « Brocéliande-Son ar chistr » et « Reflets » en 1970 puis en 1971 avec le disque « Renaissance de la harpe celtique » qui donne ses lettres de noblesse à l’instrument. Alan Stivell utilise les techniques anciennes mais introduit également de nouvelles formes d’interprétations. Il ouvre également la voie à la création de nouvelles harpes électro-acoustiques. Depuis, de nombreux musiciens bretons ont assuré la relève. La harpe celtique s’enseigne désormais en Bretagne dans les écoles de musique, comme la guitare ou le piano. Cécile se plaît à affirmer « mon instrument n’est pas un instrument exotique ». « J’ai appris grâce aux talents de plusieurs harpistes, qui m’ont montré comment jouer ». Cécile Corbel possède trois harpes, toutes construites par le luthier quimpérois Marin Lhopiteau.

 

Contributeur texte : Évelyne Ollivier-Lorphelin
Photo à la une :  Photo Cécile Corbel, photo dans le corps du texte : You and Eye
Intégration et SEO : Évelyne Ollivier-Lorphelin
Rédacteur en chef pour le blog de FCI : Évelyne Ollivier-Lorphelin, vice-présidente de France Chine International
Directeur de la publication : Yannick Morin, Président de France Chine International

 

Pour se procurer les albums

Site de Cécile Corbel

 

Sources

La bio de Cécile Corbel

Site d’Alan Stivell

 

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