Festival Interceltique

Cercles Celtiques

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Les cercles celtiques, viviers culturels d’une Bretagne contemporaine

Festival Interceltique
Festival Interceltique de Lorient – marque Bretagne

Peuple d’explorateurs tournés vers le Grand Large, les bretons sont néanmoins attachés à leur terre et à leur culture. Les cercles celtiques émanent de la nécessité ressentie d’affirmer cette identité régionale tout en transmettant et faisant vivre la culture bretonne. Ces associations ont pour but de mettre en valeur les savoir-faire et la culture locaux en proposant initiations et formations à la langue, danse, musique, chanson, broderie et autres activités culturelles bretonnes. Bien plus qu’une vitrine exposant les traditions bretonnes, les cercles celtiques constituent un exemple du caractère vibrant de cette culture, qui s’adapte parfaitement à l’époque actuelle.

Une structuration associative contemporaine de la culture bretonne

Les cercles celtiques, à travers les différentes activités qu’ils regroupent, permettent de faire vivre la culture bretonne dans le monde actuel. Par exemple, le cercle celtique de Eostiged ar Stangala1, rattaché à l’actuel quartier de Kerfeunteun à Quimper, dans le Finistère, est reconnu pour ses chorégraphies alliant danse traditionnelle bretonne et certains codes de danse moderne-jazz voire classique. Chaque représentation scénique ou de rue proposée par les Eostiged ar Stangala est un clin d’oeil à des aspects de la culture bretonne. Ces histoires dansées, parfois élaborées avec l’aide de chorégraphes internationaux, ou s’inspirant de cultures étrangères, sont souvent accompagnées par le bagad quimpérois du Moulin Vert2. Les cercles celtiques sont donc promoteurs de la complémentarité entre les valeurs bretonnes et l’époque actuelle.

Ces formations associatives sont également contemporaines du fait de leur histoire. Les cercles celtiques voient le jour au début du vingtième siècle, alors que la Bretagne devient une destination de plus en plus convoitée par les touristes français. Le premier groupe folklorique breton est créé en 1902 à Bannalec, dans le Finistère. Ces ensembles se déplacent beaucoup au sein de la région, en France, voire à l’étranger, et ont pour but de communiquer une image à la fois authentique et vivante de la culture bretonne. À l’issue de la Seconde Guerre Mondiale, une centaine de cercles celtiques est créée, et des festivals de rencontre de musique ou de danse régionales apparaissent dans de nombreuses villes bretonnes. Un exemple significatif est la création en 1947 du Festival de Cornouaille, qui succède à la Fête des Reines, jusqu’alors organisée dans la ville de Quimper. Comme l’explique Per-Jakez Helias, un des organisateurs de ce festival, le but est de mettre en place « une sorte de célébration commune des « pays », un rassemblement annuel ouvert qui gagnerait toute la Bretagne par cercles concentriques, dépassant ainsi la simple festivité locale ou départementale »3. Les cercles celtiques présents lors de ces festivals constituent donc, à partir de cette époque, les représentants des différentes cultures de la région.

Transmission des valeurs et savoir-faire locaux de la région Bretagne

Les cercles celtiques sont avant tout connus pour leurs productions chorégraphiques et leurs spectacles de danse bretonne. Pourtant, ils regroupent une myriade d’activités, dont la nature varie en fonction des savoir-faire et traditions locaux. La Bretagne, jadis divisée en différents pays bretons, demeure composée de spécificités culturelles liées à ce découpage historique. Les danses, musiques, de même que l’art et le parler diffèrent d’une localité à une autre. Chaque cercle celtique a pour rôle d’assurer la transmission des valeurs et du savoir-faire emblématiques du pays, de la ville ou du quartier auquel il est rattaché. Par exemple, le Cercle Celtique de Rennes reflète, à travers les nombreuses activités qui s’y regroupent, le carrefour des cultures bretonnes que constitue la capitale de la Bretagne4. L’association s’organise autour de trois sections qui Article 5 : Cercles Celtiques proposent des cours de langue gallo, parlée dans la partie Est de la Bretagne historique où Rennes se situe, mais aussi des cours d’apprentissage du breton, car nombreux étaient les bretons de l’Ouest à se rendre dans la capitale régionale. Le cercle regroupe une panoplie d’activités permettant la représentation et la préservation de la diversité des cultures locales : jeux bretons, cours de danses bretonnes, de chants et musiques traditionnelles, de broderie bretonne, etc. L’offre est diversifiée et les cours adaptés pour différents niveaux, dans le but de rester fidèle à sa devise « Me A Zalc’ho »5, tout en répondant à l’exigence créative qui anime le Cercle Celtique de Rennes.

À travers leur mission originelle de transmission des cultures locales bretonnes, les cercles celtiques ont avant tout pour objectif de représenter l’authenticité et la richesse de la culture bretonne auprès des bretons, mais aussi auprès des « visiteurs » extérieurs à la Bretagne. Les cercles celtiques sont également le fruit d’une lutte contre les clichés superficiels sur cette région, véhiculés avec l’attrait croissant des français, puis des étrangers envers la Bretagne, à partir du vingtième siècle. L’interaction est, de ce fait, un élément central pour tout cercle celtique. Ainsi, outre les cours permanents, ces formations associatives proposent également des activités ponctuelles, comme les stages de danse bretonne, de chant traditionnel ou de broderie, nombreux en période estivale, quand les touristes affluent. Ces stages d’initiation proposent une introduction concrète à la culture bretonne. Certains cercles celtiques, et notamment le Cercle Celtique de Rennes précédemment cité, organisent également des conférences afin de débattre en compagnie d’experts d’un sujet lié à la Bretagne, le but étant de provoquer une réflexion en profondeur sur certains pans de ce qui constitue l’identité bretonne.

En résumé, tout cercle celtique est bien plus qu’un agrégateur de traditions et savoir-faire bretons. C’est avant tout le promoteur d’une culture régionale riche et un vecteur d’expression et d’explication d’une réelle identité régionale.

 Yvane Abiven – stagiaire community management à FCI

Photographies© Festival Interceltique de Lorient – musiciens 1 et 2 : Marque Bretagne

Rédacteur en chef : Évelyne Ollivier-Lorphelin ; Community management ;  SEO : Évelyne Ollivier-Lorphelin

Directeur de la Publication : Yannick Morin, Président de France-Chine-International.

1 « Les Rossignols du Stangala » en breton. Le Stangala est une petite vallée de la rivière Odet qui traverse la ville de Quimper.
2 Le « Bagad Ar Meilhou Glaz » en breton, ou Bagad du Moulin Vert est l’un des groupes de musique traditionnelle bretonne de Quimper. Voir l’article « Les Bagadoù, la musique comme pont entre traditions bretonnes et modernité »
3 Per-Jakez Helias, journaliste, écrivain et folkloriste breton, Le Quêteur de Mémoire, éd. Plon, Paris, 1990, p. 290.
4 Voir l’article « Bretagne, Un territoire au bout de l’Europe », partie ‘’Rennes, capitale de la Bretagne …’’
5 « Me A Zalc’ho » signifie « Je maintiendrai » en breton.

Rencontrez un cercle celtique :
Contact : contact@france-chine-international.com

A voir aussi :
Les Bagadoù, la musique comme pont entre traditions bretonnes et modernité
Bretagne, un territoire au bout de l’Europe
France-Chine-International : « la meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de l’inventer »

Pour en savoir plus :
Encyclopédie en ligne Wikipédia, Cercle Celtique
Cercle Celtique Eostiged ar Stangala.
Cercle Celtique de Rennes

 

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1 réflexion au sujet de “Cercles Celtiques

  1. Bonsoir, je me permet de laisser un commentaire car je pense que c’est un moyen d’occuper les jeunes plutôt que de les laisser trainer dans les rues. Je pense que les bagads ont la même utilité, et je pense aussi que c’est un moyen que la culture bretonne ne meurt pas et je pense que pour les générations futures c’est important. Par ailleurs, travaillant en milieu scolaire je pense aussi que les cercles comme les bagads permettent aux enfants et aux jeunes d’avoir un cadre dans une société qui pour moi présente de nombreuses lacunes

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