au palais de Confucius - Qufu

Jeunes photographes chinois de Jinan : un autre regard sur la ville – visite de la ville de Rennes le 3 avril 2016

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Jeunes photographes chinois
et si la photographie était une autre façon de découvrir la Bretagne ?

Partie 1 : Jeunes photographes chinois le 3 avril à Rennes

Les 3 et 4 avril, 23 jeunes adolescents chinois de Jinan viennent découvrir la Bretagne au travers de la photographie. Le 3, une première visite de la ville de Rennes viendra aiguiser leur regard sur la qualité architecturale du centre historique de la capitale bretonne. Une deuxième visite est programmée le 4 avril à La Gacilly. Le matin leur fera découvrir les bases de la photographie, avant de pouvoir les appliquer en extérieur l’après-midi, dans cette Petite Cité des Métiers d’Art. Quelques thèmes seront proposés : l’architecture, l’environnement, la nature, l’eau, et le portrait dans la cité. La cerise sur le gâteau sera la projection du film retraçant l’exposition de l’an passé du Festival de la Photographie de La Gacilly, accompagnée des commentaires de représentants de la Fondation Yves Rocher. L’Italie et l’exposition universelle de Milan étaient alors à l’honneur.

 

Jeunes photographes chinois : au programme du 3 avril 2016
Savoir regarder la ville – Découverte de la Ville de Rennes et de ses architectures au fil des siècles 

Le dimanche 3 avril en début après-midi, une équipe de bénévoles de France Chine International avec Yannick Morin, Président de FCI, accueillera à Rennes 23 jeunes chinois, principalement des jeunes filles, et leurs cinq professeurs. Puis ils effectueront une visite de la ville de Rennes. Au programme, les différentes architectures de la ville, du Moyen-Âge à aujourd’hui.

Le Moyen-Âge

Ils pourront porter leur regard sur les modes de construction avec les maisons polychromes à pans de bois* et leurs belles ornementations sculptées des rues du Chapitre et de la Psalette, sans oublier un des rares joyaux du gothique flamboyant à Rennes, la chapelle Saint-Yves (XVe). Les remparts de Rennes avec les portes Mordelaises (XIIe siècle) feront également partie de la visite. La ville de Rennes a engagé une campagne de protection et de mise en valeur des remparts. Nous attendons avec impatience la réalisation du jardin les mettant en relief.

La ville du XVIIe siècle

Maisons à pan de bois - Rennes
Maisons à pans de bois XVIIe Rennes Ville d’Art et d’Histoire Photo© CRT

La place du Champ-Jacquet, avec ses maisons à Pan de bois et l’Hôtel de Tizé seront également à l’honneur.
Les Lices avec ses hôtels de la Noue et Racapée de la Feuillée à pan de bois de 1658, hôtels de Montboucher et du Molant en pierre, respectivement construits en 1658 et 1666 seront observés.
Le monument phare de cette période sera toutefois la visite du parlement de Bretagne, édifié entre 1618 et 1655 avec l’histoire de sa construction, sur les plans de Germain Gaultier, puis de Salomon de Brosse, architectes, puis de sa restauration après l’incendie de 1994.

La ville du XVIIIe siècle

Hôtel de Ville de Rennes, ville d'Art et d'Histoire
Hôtel de Ville de Rennes, construit par l’architecte du roi Gabriel – XVIIIe siècle ©photo CRT

En 1720, un incendie ravage le centre médiéval de Rennes et participe à un vaste remodelage urbain. Forestier donne en 1726 l’état des réflexions et des projets engagés pour le premier grand plan d’urbanisme à Rennes. La reconstruction de la ville est précisée par les architectes Robelin et Gabriel. Ils redéfinissent le centre et l’organisent. Le plan urbain s’inscrit dans une réflexion urbanistique classique et esthétique (notion de régularité et de proportion avec le traitement des places du parlement et de la place de la mairie actuelle « place neuve »). Les immeubles sont alors édifiés** en pierre (du granit pour le rez-de-chaussée et du tuffeau pour les étages) et couverts d’ardoises. Nous parcourrons les rues de la ville classique, le nez en l’air. Le dimanche les portes des immeubles comme celles des magasin seront fermées, nous ne pourrons découvrir le magnifique escalier de l’hôtel de Blossac mais nous ne manquerons pas de parler de la particularité des escaliers de bois de Rennes au côté de celui de l’hôtel de Blossac qui fait exception.

La ville du XIXe siècle

Opéra de Rennes
Opéra de Rennes contruit par Charles Millardet en 1836. photo CRT – place de la Mairie

En 1836, Charles Millardet, édifie le théâtre sur la place de l’Hôtel de Ville. La cathédrale Saint-Pierre est reconstruite dans un style néo-classique entre 1812 et 1844. La canalisation de l’Ille, puis de la Vilaine, avec les aménagements des nouveaux quais, marque alors le dessin de la ville. Cet aménagement permet de relier les quartiers sud au centre historique au Nord, et favorise le développement de la rive gauche dans la deuxième moitié du XIXe siècle. De nouveaux immeubles sont construits le long des quais, côté rive droite. Au sud de la ville basse en 1857, la construction de la gare de chemin de fer, avec l’aménagement de l’actuelle avenue Janvier et du boulevard de la Liberté modifient la configuration urbaine de Rennes. L’installation d’industries autour de la gare (l’imprimerie Oberthur par l’architecte Jean-Baptiste Martenot entre 1870 et 1899 ; la brasserie Graff par l’architecte Georges-Robert Lefort en 1927…) entraîne l’implantation d’un habitat ouvrier. De grands axes au nord et à l’est sont créés afin de relier les différents faubourgs et de structurer leur développement (boulevard de la Duchesse Anne au milieu du XIXe siècle, boulevard de Sévigné en 1864…).En 1897, Rennes inaugure son réseau de tramway urbain.

La construction de nouveaux édifices vient structurer le paysage urbain : le lycée impérial en 1803 (actuel lycée Emile-Zola, ancien prieuré et hôpital Saint-Thomas puis collège des Jésuites) ; le palais universitaire en 1848-1850 (actuel musée des Beaux-arts et d’archéologie) ; le nouvel hôpital de l’Hôtel-Dieu en 1855 ;  les halles municipales dites des Lices édifiées en 1868 et 1871 par l’architecte Jean-Baptiste Martenot… La dernière décennie du XIXe siècle voit la construction d’édifices publics qui constituent des repères majeurs dans le tissu urbain, tels que le Palais du commerce (la Poste actuelle). 

La ville du XXe siècle

Piscine et bains publics Saint-Georges Rennes - détail du décor de mosaïque
Piscine et bains publics Saint-Georges construit en 1926 – Détail du décor de mosaïque – Photo© CRT

La Vilaine est partiellement couverte à partir de 1913, entre les ponts de Nemours et de Berlin. La même année, dans le centre de Rennes, l’ancien cimetière Saint-Germain, abandonné en 1784 et progressivement loti dès les années 1840 de constructions en bois, devient une place publique. De nombreux immeubles aux volumes relativement imposants sont construits dans les années 1920 et 1930. Emmanuel Le Ray en 1922 finalise le Palais du commerce. Il construit les halles centrales place Commeurec, la piscine et les bains publics Saint-Georges en 1926 (décors de mosaïques Odorico), tandis que certains bâtiments religieux sont transformés en établissements publics après la séparation de l’Église et de l’État. L’immeuble d’Yves Lemoine, architecte rennais, édifié dans les années 30 à l’emplacement de l’ancienne chapelle des Calvairiennes incendiée place du Calvaire, les Magasins modernes n°6-8 rue Le Bastard élevés entre 1929 et 1931 par Emmanuel Le Ray et Yves Lemoine apportent de nouvelles orientations stylistiques. La place du Parlement de Bretagne est également réaménagée.

Après la libération en 1945 et la destruction d’un tiers de l’habitat, l’architecte Georges-Robert Lefort se voit confier « un projet de construction et d’aménagement » qui vise à résorber l’habitat insalubre. L’autre objectif est d’accueillir des populations nouvelles liées à l’exode rural et l’implantation des usines Citroën en 1953 sur la route de Lorient.

Une nouvelle politique urbaine va ainsi peu à peu se mettre en place dans les quartiers anciens périphériques entre les années 1950 et 1970. De nombreux témoignages patrimoniaux vont ainsi disparaître autour des rues de Nantes, Brest, Saint-Malo, pour laisser place à de nouveaux quartiers et inscrire la ville dans la modernité. Bourg-l’Évêque, dans les années 1950, est conçu par l’architecte Georges Maillols avec la construction des immeubles Les Crystales ou La Caravelle puis l’immeuble le plus haut de Rennes, la tour des horizons (1970). Il faut également citer Le Colombier, réalisé par l’architecte Louis Arretche à partir de 1962 sur un secteur de 28 hectares à l’emplacement des anciens Champs de Mars, de la caserne du Colombier et du faubourg de la rue de Nantes. De grands ensembles dans et tout autour de la ville sont édifiés afin de répondre à la multiplication des activités tant économiques, administratives, qu’universitaires.

La ville du XXIe siècle

L’histoire continue : Christian de Portzamparc signe les Champs Libres en 2006 qui réunissent Musée de Bretagne, Espace des Sciences, planétarium et bibliothèque. Le 3 avril, dans le cadre des journées européennes des Métiers d’Art, les jeunes adolescents pourront découvrir à l’Office du Tourisme (Destination Rennes) de 10h à 18h, un maître verrier et plusieurs autres artisans, tout en admirant la chapelle Saint-Yves (XVe siècle). Au carré Lully, l’Opéra de Rennes place de la Mairie, nous proposera  gratuitement de 12h à 19h un retour en images sur l’incendie du Parlement du 4 février 1994 et l’histoire de sa restauration minutieuse par des professionnels de la restauration du patrimoine.
Entre modernité et patrimoine
Prochainement, Place Saint-Anne, avec la restauration du couvent des Jacobins, classé monument historique, le projet mené par Jean Guervilly, qui combine modernité et restauration viendra répondre aux exigences d’un centre des congrès du XXIe siècle.

 

Jeunes photographes chinois : au programme du 4 avril 2016, un workshop photo d’apprentissage de la photographie
Savoir photographier en découvrant une Petite Cité des Métiers d’Art : La Gacilly, et son développement autour du festival photo en plein air crée par Jacques Rocher

 Voir l’article

 

 

Cette visite est le résultat du travail effectué par France Chine International en 2015, depuis que nous avons fait découvrir la Bretagne à des responsables chinois, de Brest à Rennes et du Nord au Sud. Petit à petit, la confiance se renforce grâce aux actions FCI autour du patrimoine, de la jeunesse et du sport. Nous remercions également la Fondation Yves Rocher pour son appui et son soutien dans la découverte de notre région et de la passion commune qui nous anime : la photographie.

 

*Des maisons à colombage construites en pan de bois, torchis et schistes

** Bois des forêts proches de Rennes et du Gâvre, entre Nantes et Redon, le granit de Saint-Marc-le-Blanc, le tuffeau de Caudres près d’Angers et de Taillebourg,

 

Contributeur, Intégration et SE0 : Évelyne Ollivier-Lorphelin
Chef de projet  » Jeunes photographes chinois  » : Évelyne Ollivier-Lorphelin avec l’aide de Yannick Morin, Jean-Pierre et Gaël Lorphelin photographes et réalisateurs, Yanhuang, Yvane Abiven, interprètes, pour France Chine International, d’Auguste Coudray et de Valérie Renard pour leur accueil à la Fondation Yves Rocher de La Gacilly
Photographies : photographies© en page intérieure du CRT de Bretagne, à la une : Évelyne Ollivier-Lorphelin – septembre 2008
Rédacteur en chef : Évelyne Ollivier-Lorphelin
Directeur de la publication : Yannick Morin, Président de France Chine International

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